Les réserves internationales nettes de l’Egypte s’élevaient à 53,134 milliards de dollars à la fin du mois de mai, contre 53,009 milliards de dollars en avril, selon un communiqué de la Banque centrale d’Egypte (BCE) publié dimanche 7 juin.
Cette progression de 125 millions de dollars marque le 45e mois consécutif de croissance ininterrompue des avoirs extérieurs du pays, alors que les réserves se maintiennent même au-dessus du seuil critique des 50 milliards de dollars pour le huitième mois d’affilée.
Ce stock financier s’appuie, en plus de l’or, sur un panier de devises internationales diversifié, composé principalement du dollar américain, de l’euro, de la livre sterling, du yen japonais et du yuan chinois.
En parallèle, le marché des changes intérieur affiche une nette amélioration de la monnaie nationale.
Après une période d’instabilité marquée par une forte hausse du billet vert en raison des tensions géopolitiques régionales, le dollar américain s’inscrit sur une courbe descendante face à la livre égyptienne depuis le 14 mai dernier.
Ce dimanche 7 juin, les cours officiels de la BCE ont ainsi établi le dollar à 51,7 livres à l’achat et 51,8 livres à la vente.
Tourisme et diaspora en moteurs de la croissance
Cette consolidation structurelle des réserves internationales repose en grande partie sur la performance exceptionnelle des flux financiers extérieurs.
Les transferts de fonds des Égyptiens de l’étranger ont enregistré des flux record au cours de la période juillet-mars de l’année fiscale 2025/2026, bondissant de 32,0 % pour s’établir à environ 34,9 milliards de dollars, contre 26,4 milliards de dollars lors de la même période de l’exercice précédent.
Le secteur touristique soutient également cette dynamique positive, le ministre des Finances ayant fait état de « recettes s’élevant à 10,2 milliards de dollars au cours du premier semestre de l’année fiscale en cours, soit une progression de 22 % ».
Dans ce contexte de stabilisation économique, le Premier ministre Mostafa Madbouly a officiellement déclaré le 4 juin que le gouvernement égyptien ne prévoyait pas de conclure un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI) au terme des deux programmes en cours, dont les échéances sont fixées à octobre et décembre 2026.
Le chef du gouvernement a toutefois précisé que les discussions bilatérales relatives à la septième revue du programme actuel « progressaient de manière hautement satisfaisante et que les conclusions de cette évaluation seraient rendues publiques prochainement ».