Une réunion réunissant les différentes factions palestiniennes et les médiateurs de l’Egypte, du Qatar et de la Turquie a débuté dimanche 7 juin au Caire, selon des sources citées par la chaîne égyptienne Al Qahera News.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux visant à faire avancer le processus de paix et à surmonter les blocages qui entravent l’application des accords conclus entre les parties.
« Les discussions portent principalement sur les mécanismes de mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord de paix de Charm Al-Cheikh », selon les mêmes sources.
Les représentants des différentes factions palestiniennes participent aux consultations aux côtés des délégations des trois pays médiateurs, qui cherchent à rapprocher les positions et à favoriser la reprise du dialogue politique.
Les sources ont souligné que l’Egypte, le Qatar et la Turquie déploient des efforts intensifs afin de briser l’impasse qui entrave l’application des différentes dispositions de l’accord.
Le Caire poursuit ainsi son rôle central dans les médiations liées au dossier palestinien, en coordination avec ses partenaires régionaux. Cette nouvelle réunion intervient dans un contexte marqué par la persistance des tensions et l’urgence de parvenir à des avancées concrètes sur le terrain, tant sur le plan politique qu’humanitaire.
A savoir qu’une délégation du Hamas, dirigée par Khalil Al-Hayya, chef du mouvement dans la bande de Gaza, ainsi que des représentants d’autres factions palestiniennes, est arrivée vendredi au Caire pour plusieurs jours de consultations.
Ces développements surviennent alors que le cessez-le-feu conclu en octobre 2025 entre le Hamas et Israël demeure dans l’impasse, plusieurs dispositions clés, notamment celles relatives au désarmement et à la reconstruction, n’ayant toujours pas été mises en œuvre.
La première phase de l’accord prévoit notamment un échange de prisonniers et de détenus, l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza ainsi que le retrait des forces israéliennes de certaines zones du territoire.
Selon une source palestinienne citée par Sky News Arabia, les consultations menées samedi au Caire n’ont pas permis de parvenir à un accord définitif entre les différentes parties. Les discussions se sont principalement concentrées sur la « feuille Mladenov », un document comprenant 15 points destinés à encadrer les prochaines étapes du processus politique et sécuritaire dans la bande de Gaza.
La question des armes a constitué le principal sujet de débat entre les représentants des factions palestiniennes et les médiateurs, reflétant la sensibilité de ce dossier dans les négociations en cours.
Les pourparlers, qui se poursuivront dans les prochains jours au Caire, portent sur l’achèvement de la première phase du cessez-le-feu, l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza ainsi que l’avenir de l’administration du territoire. Inspirée d’une initiative présentée en début d’année, la phase suivante envisagerait notamment un retrait israélien complet de Gaza, le lancement d’un vaste programme de reconstruction et la mise en place d’une administration transitoire chargée de gérer les affaires du territoire.
Un lourd bilan humain à Gaza
Parallèlement aux discussions diplomatiques, les autorités sanitaires de la bande de Gaza ont fait état d’une aggravation du bilan humain du conflit. Selon des sources médicales locales, le nombre de victimes depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023, s’élève désormais à 72 971 morts et 173 128 blessés.
Au cours des dernières 48 heures, les hôpitaux de l’enclave ont enregistré dix décès supplémentaires et trente-six blessés.
Les mêmes sources indiquent que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 11 octobre dernier, le nombre de victimes a atteint 961 morts et 3 020 blessés. Elles ont également annoncé l’exhumation de 782 corps retrouvés sous les décombres ou dans différentes zones de la bande de Gaza.
Alors que les négociations se poursuivent au Caire, les médiateurs espèrent parvenir à des avancées susceptibles de consolider le cessez-le-feu et d’ouvrir la voie à une mise en œuvre effective des engagements prévus par l’accord, dans un contexte où les besoins humanitaires demeurent considérables.